27.04.2009
Une journée de campagne sur le terrain avec Liem HOANG-GNOC et Mustapha SADNI.
Mercredi 22 avril, 11h26, Mustapha SADNI, Antoine MARZIO et Nicole ESCHMANN, nous accueillons au nom de la Fédération du Parti Socialiste, dans le cadre de la campagne des européennes Liem HOANG-GNOC à Mâcon-Loché TGV. Le planning est dense et serré, nous partons immédiatement pour la Clayette.
LIEM HOANG-GNOC est maître de conférences, docteur en économie , chercheur à la Sorbonne, Secrétaire National adjoint à l'économie du Parti Socialiste. C'est le numéro 2 de la liste socialiste Grand Est pour les européennes du 7 juin. Initiateur en 96 de « l’Appel des économistes pour sortir de la Pensée Unique », membre du Conseil scientifique d’Attac, il pense qu’il est urgent que le PS se donne un programme clefs en mains pour sortir du libéralisme.
MUSTAPHA SADNI est aussi docteur en économie, chef d'unité à l'Organisation Mondiale du Commerce. C'est le numéro 4 de la liste socialiste Grand Est pour les européennes du 7 juin. C'est le local de l'étape puisqu'il est Mâconnais et qu'il a fait ses études secondaires au lycée Lamartine. Il vient de cosigner un ouvrage sur la crise.
13h15, nous rejoignons des militants de la section de la Clayette. M. Avignant, secrétaire de section, et Michèle Cramette, adjointe au maire nous accompagnent pour une rencontre avec les représentants de la CGT de l'usine Manitowoc de la Clayette, très mobilisée par 86 licenciements annoncés sur 317 personnes (358 licenciements en comptant les deux sites proches de Moulins et Saint-Nizier-sous-Charlieu). Des mois de chômage partiel, des semaines de blocage de l’usine, des négociations dures dans l’opacité et le mensonge de la direction, pour finir par accepter un plan social améliorant certes les primes de départ volontaire mais laissant subsister beaucoup d’inquiétude pour l’avenir du site.
Après presque de 2 heures d’échanges, la situation est claire : nous sommes devant un cas d’école de la mondialisation et du capitalisme financier. Dans ce berceau historique de la marque Potain, créée en 1928, on y a fabriqué du petit matériel de bâtiment, puis des grues simples, des grues distributrices, télescopiques, à montage rapide... En 1999, Potain présente la gamme de grues à tour la plus complète du monde et livre le monde entier. En 2001, l’entreprise américaine Manitowoc Company Inc rachète Potain, pour en tirer jusqu’en 2008 des profits exceptionnels, siphonnés directement par les fonds de pension américains. Cruelle ironie, les salariés viennent de toucher ces jours 2 mois et demi de salaire en intéressement et participation grâce aux bénéfices records de 2008 ! D’être menacés de licenciement dans ces conditions leur est inacceptable !
Le carnet de commande aurait baissé de plus de 85% entre juin 2008 et aujourdhui. Le fonds de pension exige une réponse immédiate à cette baisse et n’envisage pas d’autre solution qu’un plan de licenciement. Les salariés ont du mal à admettre que la seule responsable soit la crise immobilière qui coucherait les grues au sol et empêcherait leur renouvellement. On peut mieux comprendre quand on note qu’en juillet 2008, en pleine euphorie, Manitowoc a acheté Enaudis pour se diversifier, une fabrique de fours de 6800 personnes, pour 2,5 milliards de dollars dont 1 milliard à verser avant fin 2009. Il faut trouver des sous ! Il faut aussi ne pas paraître fragilisé en Bourse pour ne pas risquer une OPA meurtrière !
La crise a effectivement bon dos. On sait que de nombreuses entreprises en profitent pour optimiser les profits en restructurant. Manitowoc aussi : pour preuve, comme à Continental, l’intersyndicale a récupéré tout à fait légitimement un document de la direction, vieux d’une année, indiquant clairement la fermeture programmée de l’usine pour 2010 !
La CGT propose pourtant 4 alternatives crédibles : étendre le chômage partiel par la signature d’une convention du Fonds National de l’Emploi, afin d’éviter le maximum de licenciements et de conserver le lien social du salarié à l’entreprise ; rendre attractif le départ volontaire ; étendre les possibilités de sous-traitance avec d’autres entreprises comme Areva, Alsthom, Siag (Chalon et Le Creusot) ; conserver les activités très pointues comme la tôlerie, l’électricité et les essais cabines, sur le site Clettois.
La CGT craint une OPA boursière sur le groupe fragilisé, ou une vente par morceaux.
Les salariés sont désespérés: impossible de retrouver un emploi dans ce territoire très rural, à l’écart des grands axes. Pire, la privatisation annoncée de la Route Centre Europe Atlantique nuira au développement économique du territoire.
La CGT s’inquiète de la radicalisation due au désespoir et à un avenir bouché. Les jeunes embauchés, prochainement licenciés, pourraient vouloir en découdre.
Liem et Mustapha avancent ensuite les propositions du Parti Socialiste: reprise des aides publiques en cas de licenciement boursier, aide de l’Etat aux syndicats, développement de la démocratie sociale, obligation de formation effective des salariés, banque publique pour financer les entreprises sans dépendre des fonds de pension, budget européen pour financer une harmonisation sociale et fiscale européenne, ainsi qu’une politique industrielle européenne sur des secteurs clefs, tarif extérieur commun européen pour lutter contre le dumping extra-communautaire…
-15h30, nous repartons pour la maison des syndicats de Mâcon où nous attendent 4 représentantes du Collectif Parents – Enseignants pour la défense de l'Ecole Publique, gratuite. Créé en 2008 sur les 3 cantons Cluny-Matour-Tramayes, il a pour objectif d’alerter les parents, parfois les enseignants et plus largement les citoyens sur les réformes en cours de l’éducation, de créer un réseau capable de se mobiliser rapidement pour des actions locales et plus généralement de faire connaître son désaccord concernant des réformes qui mettent à bas l’école publique française générant inégalités et remise en cause de la gratuité et de la laïcité. En rural, il n’est pas rare de voir des maires favoriser l’école privée, en abandonnant l’école maternelle au privé.
Liem et Mustapha reçoivent un questionnaire à remplir et sont particulièrement interrogés sur la laïcité et le cumul de mandats. Ils soulignent qu’en Europe on a malheureusement fait l’élargissement avant l’approfondissement, que la RGPP a été mise en place par la commission Barroso, que l’éducation n’est pas un produit marchand, que les dépenses d’éducation sont du capital humain, et qu’avec un taux de fécondité en hausse, on aura de la peine à encadrer les enfants prochainement si on ne met pas un terme aux suppressions d’effectif.
- 17h-19h30, on enchaîne sur une table ronde sur la crise à la maison des syndicats de Mâcon, avec les représentants départementaux des syndicats : CGC, CGT, FSU, CFDT, UNSA, Solidaires.
Les intervenants font un bilan dramatique de la crise en Saône-et-Loire : à côté des plans sociaux médiatisés d’entreprises comme Manitowoc, de nombreuses petites entreprises de moins de 20 salariés ferment ou licencient les 3/4 du personnel, sans plan, sans information, sans proposition de reclassement ou de formation. Tous ces licenciés, perdus, viennent demander de l’aide aux syndicats, qui font ce qu’ils peuvent avec leur peu de moyens humains, tous bénévoles. L’effet est aggravé par la suppression de 3 tribunaux de prud’hommes en Saône-et-Loire. Ceux qui travaillaient par intérim ou en CDD, en majorité des jeunes, n’ont absolument plus de perspectives d’emploi et de revenus. La RGPP remet en cause toutes les missions locales et fait un deuxième impact négatif sur les jeunes. Les services à la personne ne seront pas des emplois d’avenir, tant qu’ils ne seront pas reconnus et resteront précaires à cause du temps partiel contraint, du manque de formation, et des tâches imposées qui dépassent la responsabilité ou la formation des salariés.
Les syndicats sont inquiets des formulations des plans sociaux : à Branges, la société Alco à fonds allemands, licencie 40 personnes sur 174, en précisant dans le plan, que les licienciements se poursuivront tant que cela sera possible. Pas nécessaire !!! Possible !!! Et qu’il y aura une 2ème vague avant 2010.
Les syndicats contestent les annonces du gouvernement sur l’augmentation de l’indemnité de chômage partiel de 60 à 75% : ce n’est possible qu’avec l’accord de l’entreprise. Les salaires sont amputés de 40%. Depuis 3 mois, en Saône-et-Loire, augmentation de 20% du nombre de Rmistes et des demandes au fonds social logement.
Les syndicats s’alarment de l’objectif chiffré (encore un !) de 30000 suppressions de postes dans la fonction publique par an, du démantèlement de tous les organismes de contrôle d’Etat, et n’acceptent pas que la démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise. Ils s’inquiètent du nombre de ruptures « conventionnelles » du contrat de travail qui ne seront pas comptabilisés dans le nombre des licenciements.
Les syndicats sont débordés par les réponses locales à apporter à la crise sociale, et n’ont plus assez de temps pour prendre en charge les dossiers importants définissant l’avenir de notre société.
Liem et Mustapha concluent en affirmant que la solution à la crise sociale ne peut être que politique, que le code génétique de la commission européenne est libérale et que c’est pour cela que même en période de crise, les « réformes » continuent : RGPP, école, santé, recherche, services publics… Qu’il faudra mettre en place un service public du 3ème âge . Que la puissance publique doit reprendre l’initiative économique. Le PSE s’est doté d’un programme lui permettant, avec une nouvelle majorité à l’assemblée européenne, d’influer sur le choix du président de la commission et les directives votées.
Cette journée de campagne se termine par une réunion publique au Parc des Expositions de Mâcon, sur le thème "La crise et la relance économique".
Durant cette journée dense, nous avons partagé les analyses des effets de la crise mondiale en Saône-et-Loire avec les autres organisations en lutte (syndicats, collectif). Nous avons constaté que nous sommes attendus pour porter un débouché politique et répondre aux attentes de la population. Liem et Mustapha et la section de Mâcon s’engagent à ce que ces riches dialogues se poursuivent dans la durée. Le prochain rendez-vous est celui du 1er mai, où les socialistes marcheront nombreux. Le plus important est celui du 7 juin où il nous faudra tous nous mobiliser pour amener une majorité de gauche à l’assemblée européenne.
Nicole Eschmann, section de Mâcon.
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19.04.2009
Réunion publique : l'Europe et la crise économique
Dans le cadre de la campagne pour les élections au Parlement Européen, Région Grand Est, la Fédération de Saône et Loire du Parti Socialiste vous invite à participer à la REUNION PUBLIQUE qui est organisée le
mercredi 22 AVRIL 2009, 20h30,
au Parc des Expos de MÂCON
Sur le thème:
L'Europe et la crise économique

avec LIEM HOANG-NGOC
et MUSTAPHA SADNI
docteurs en sciences économiques
candidats 2ème et 4ème position sur la liste GRAND EST
09:56 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, mustapha sadni, liem haong-ngoc, ps, ps 71
04.04.2009
RCEA, sans concession, gratuite !
Un Monde d'Avance 71 affirme son soutien total et entier à la position fédérale telle qu'elle est affirmée à la une du dernier "Poings Forts".
C'est bien d'une RCEA sans concession, gratuite et libre d'accès à tous dont notre département a besoin.
Pour des raisons de sécurité, de développement économique, de dynamique du territoire, de respect de l'environnement.
L'aménagement de la partie qui traverse notre département coûterait 400 millions.
400 MILLIONS POUR SAUVER DES VIES !!
400 MILLIONS POUR DEVELOPPER NOTRE ECONOMIE !!
400 MILLIONS POUR FINIR CE QUI TRAINE DEPUIS PLUS DE VINGT ANS !
Quand on compare cette somme, certes importante, aux milliards distribués généreusement, sans contrôle, par l'Etat aux sociétés qui les reversent en stock-options, à Bernard Tapie, aux économies faites par les plus riches grâce au bouclier fiscal, etc... on pourrait multiplier les exemples, quand on compare donc, on se dit que cette somme est dérisoire.
C'est donc bien un choix politique délibéré du gouvernement que de ne pas mettre cette somme dans le plan de relance, une volonté d'ignorer ce territoire, un mépris - un de plus- envers ses habitants.
Cette position, le refus de la concession, de toute concession, est la seule qui permette de garantir l'égalité de tous, habitants de Saône et Loire ou non, devant le service public, de garantir que le trafic ne se déverse pas à nouveau dans nos villages aux routes sous dimensionnées.
Avec le souci de sécurité, nous devons rester en cohérence avec nos principes et refuser toute privatisation d'un service public.
13:26 Publié dans communiqués, RCEA, Un Monde d'Avance en Saône et Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rcea, gratuite, concession
31.03.2009
Le député de la 1ère circonscription a-t-il perdu le sens des responsabilités ?
En lisant le Jsl du 28 mars, on respire : « Le président du SMEVOM ne peut plus nier une évidence : il n'y aura pas d'incinérateur dans le Mâconnais ». Il était bien temps que M. Voisin se rende à l‘évidence ! Toutes ces dernières années, les informations ne lui ont pourtant pas manqué : de nombreuses associations ont organisé de multiples conférences-débats locales où des scientifiques de qualité ont aisément démontré que ce projet était dangereux, obsolète, dispendieux, non créateur d’emplois, et qu’il fallait diversifier les approches de solutions de traitement des déchets.
Mais à la ligne suivante, les bras nous en tombent : « Comme nous avons travaillé en toute bonne foi, ne manquait pas de rappeler Gérard Voisin, et que nous avons dépensé 280 000 euros pour le compte des contribuables du département, comment on se fait rembourser ? ». M. Voisin calquerait-il son comportement sur celui des patrons vilipendés par M. Sarkozy, ceux qui ne veulent pas renoncer à leurs bonus et stock options, alors que leur gouvernance a mis leur entreprise au bord de la faillite ?
Alors que des élus de Saône-et-Loire, qui n’ont pas failli, proposent dans cette période de crise économique de reverser une partie de leurs indemnités, la responsabilité imposerait comme préalable que les président et vice-présidents du SMEVOM renoncent à leurs indemnités tant que la situation financière de ce syndicat ne sera pas éclaircie et assainie.
Nier l’évidence participe malheureusement de la posture électorale : je me souviens du grand oral des candidats aux législatives, organisé par la CGPME le 4/06/07 à Montceau pour les patrons de PME, avec le concours du Jsl. A une question posée par l’animateur sur la mise en concession de la RCEA, les candidats socialistes sont revenus sur le compte-rendu de la réunion tenue en février 2007 dans l’Allier, où les parlementaires UMP approuvaient la privatisation de la RCEA. Devant cette pièce officielle, les candidats UMP présents n’ont pas hésité à jurer la main sur le cœur,: « évidemment, il n’y aura pas de péage, évidemment (…). Mais je constate que cette affaire est sortie de votre chapeau uniquement avec des visées électoralistes, entre les deux tours de la présidentielle, alors arrêtons là-dessus… » (Jsl du 5/06/07)
Après avoir approuvé « en toute bonne foi » la mise en concession en février 2007 dans l’Allier, après avoir menti lors de la réunion publique de juin 2007, il serait indécent aujourd’hui de faire miroiter une gratuité factice aux électeurs de sa propre circonscription, sans leur faire remarquer qu’un des seuls tronçons privatisables est celui que ce député n’a pas voulu défendre.
La responsabilité de M. Voisin lui impose aujourd’hui de se rendre une nouvelle fois à l’évidence, en dénonçant cette spoliation (les contribuables payeront trois fois cette route, par la construction existante, par les péages, par la construction d’itinéraires de substitution), injuste (seule la branche sud est privatisable), inefficace (moins d’entrées/sorties), irresponsable (renvoi d'une partie du trafic sur le réseau secondaire et les cœurs de village) et indécente (faire une fois de plus payer les usagers au pouvoir d’achat amputé alors que les cadeaux entre amis, par exemple les 15 milliards du bouclier fiscal, ne seront pas remis en cause pendant la crise).
Nous attendons de ce parlementaire qu’il réclame fermement à son ministre la mobilisation des crédits nécessaires pour achever rapidement la mise à deux fois de la Route Centre Europe Express, notre bien commun.
Nicole Eschmann
18:14 Publié dans communiqués, RCEA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rcea, voisin, péage, smevom, incinérateur, montebourg, sirugue
29.03.2009
Liem Haong-Ngoc participe à un débat dans les locaux de la cgt
Les habitués reconnaitront, on est dans les locaux de la CGT à Montreuil. Liem Hang-Ngoc participe à un débat avec des syndicalistes sur la crise.
Entrée en matière :
Commment maintenir l'emploi pour anticiper au mieux la sortie de crise? Deux syndicalistes et un économiste debattent des moyens et des réformes structurelles pour y parvenir.
- Options: Le ministère de l'Economie prévoit, pour 2009, plus de trois cent mille destructions d'emplois. Si l'on parle désormais de « crise» de l'emploi, celle-ci ne préexistait -elle pas à la crise financière?
- Fabrice Fort: La crise de l'emploi préexistait biê'n à la crise financière, mais elle se trouve aujourd'hui amplifiée. Il faut dire que les vingt dernières années ont été marquées par une déconnexion entre les salaires et les qualifications. Dans la métallurgie, par exemple, un bac plus deux d'aujourd'hui correspond au seuil d'accueil d'un Cap de 1985, à francs constants et sur une base de trente-cinq heures. En vingt ans, on a donc perdu trois niveaux de diplônie. Dans le même temps, la valeur ajoutée produite par les
salariés n'a pas été dptée par eux mais par l'ac
croissement des profits financiers, via les dividendes versés aux actionnaires. Entre 2004 et 2008, Renault et Psa ont par ailleurs provisionné 2,5 milliards d'euros pour frais de restructuration. En cumulant l'accroissement de la productivité par salarié à la réduction d'effectifs et à la pression sur les salaires, vous obtenez un autofinancement des plans sociaux.
Désormais, de manière «mécanique », cette crise de l'emploi touche les emplois intérimaires, les prestataires, les sous-traitants. Toujours dans le secteur automobile, ce sont deux mille cinq cents emplois de prestataires qui ont disparu au cours des derniers mois pour les seuls établissements de l'ingénierie Renault en Ile-de-France. Des savoirs et des compétences viennent de voler en éclats, des ingénieurs qui avaient la maîtrise totale des compétences ont perdu leur emploi. Devant cette perte, Renault cherche à récupérer ces savoirs. Elle va faire des offres à certains de ces personnels pour les réembaucher : mais sous contrat de mission...
- Liêm Hoang-Ngoc: En réalité, les économies européennes voient leur croissance fortement
diminuer dès le deuxième trimestre 2008. La France subissait déjà une panne d'investissement. C'est à partir de ce moment-là que la
consommation des ménages, devenue le principal moteur de la croissance, se retourne. Depuis le début de la décennie, la croissance des pays formant le noyau dur de l'Europe est extrêmement faible. L'Irlande et l'Espagne sont citées comme des exemples à suivre. Mais ce sont des «clones» du modèle américain. Alors que le salaire médian stagne, comme en France et en Allemagne, les « miracles» espagnol et irlandais sont dus, comme aux Etats-Unis, au surendettement des ménages, tiré par le crédit hypothécaire, lui-même alimenté par l'industrie financière.
Si l'on regarde le classement des différents pays selon la productivité des salariés, la France est très bien lotie, elle est en troisième position devant la Grande- Bretagne. Malheureusement, sur le long terme, les salaires ont évolué à un rythme inférieur aux gains de productivité, d'où le déplacement du partage des richesses en faveur des profits, et en particulier au profit des actionnaires qui en ont capté une partie de plus en plus importante. Cela n'est pas étranger à l'insuffisance de la demande qui se généralise et se manifeste notamment par une surproduction dans le secteur automobile.
La suite de l'article paru dans " Options", le magazine des maîtrises et cadres CGT
11:41 Publié dans analyses & arguments, Europe, presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liem haong-ngoc, cgt, options, economie, crise, uma
23.03.2009
RCEA 1ere mobilisation
Première mobilisation contre la privatisation annoncée de la RCEA lors de la venue du ministre des transports en Saône et Loire.
Lancée rapidement par la fédération du PS 71, relayée tant que faire se peut lors des manifestations du 19 mars, elle a réuni une grosse centaine de participants (120, 150) dont une grosse majorité d'élus. la participation des syndicats la DIR (ce qui reste de la DDE, dépendant de l'Etat) a permis de placer quelques banderolles sur les ponts, et bien sûr d'assurer la sécurité des manifestants (en plus des fonctionnaires de la gendarmerie, comme il se doit).
La route a été bloquée un quart d'heure, de façon
symbolique, et quelques paroles ont été prononcées par des élus.
Ce blocage doit être considéré comme le premier d'une série, car il semble que le ministre soit arc bouté sur son idée de concession.
Les fausses gratuités promises (qui seront remboursées par le conseil général, donc nos impôts) ne sauraient remplacer une réelle gratuité, un vrai SERVICE PUBLIC !
Et ne comptons pas sur les députés du coin pour nous soutenir : Monsieur Voisin voudrait une gratuité de Mâcon à Trivy, c'est à dire pour les communes de sa circonscription, Monsieur Nesmes quant à lui fait venir le ministre pour expliquer les bienfaits de la privatisation.
Alors si vous ne l'avez pas encore fait, signez la pétition en ligne, et faites la circuler.
Cette action était la première, d'ores et déjà il faut envisager d'autres actions, plus vigoureuses, avec barrages filtrants, distributions de tracts et signatures des pétitions par les autombilistes.
L'autisme gouvernemental ne cédera pas uniquement devant quelques actions symboliques, indispensables pour alerter l'opinion, mais devant la création d'un vrai rapport de force, réunissant toutes les composantes de la société : élus, associatifs, citoyens, entrepreneurs, etc...
18:13 Publié dans mobilisations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rcea, gratuite, ps, bussereau
21.03.2009
Pourquoi demander la démission de Sarkozy?
Cette question, j'ai hésité à la poser, donc à l'écrire. Et pourtant, voilà ce billet, je lance le sujet.
Pourquoi des hésitations? On va lister quelques freins.
1) Membre du PS, bien que de l'aile gauche plus plus, je n'en demeure pas moins membre d'un parti de gouvernement, donc respectueux des institutions, du suffrage universel. Et là, il n'y a pas photo, avec 53 % des voix, l'élection de Sarkozy est un fait démocratique incontournable.
2) On ne réclame pas, ordinairement, la démission du président de la République, le premier ministre est là pour ça. Les exemples ne manquent pas, dans le Vème République, sous des gouvernements de gauche comme de droite. Il est le fusible naturel du mécontement populaire ou des changements de politique pour diverses raisons.
3) Enfin, mais je peux me tromper, je n'ai pas entendu ce slogan dans les manifs, l'interpellation "casse toi pov'con" tient plus de la provoc et de la protestation contre la remise en oeuvre de la loi obsolète sur "l'outrage au président".
Mais cependant...
1) Certes, l'élection fut démocratique, mais sur un programme dont on retient aujourd'hui deux axes essentiels : faire baisser les impôts, augmenter le pouvoir d'achat.
Sur la baisse des impôts, tout le monde a compris : les impôts des plus riches ont baissé, merci le bouclier fiscal, et dans le même temps, via le désengagement de l'Etat sur les régions et les départements, les impôts locaux, que tout le monde paye, qui sont les plus injustes, augmentent.
Donc baisse pour les riches, augmentation pour les pauvres.
Quant au pouvoir d'achat.... il a mis trois millions de manifestants dans les rues, tant il est dégradé, je ne vous refais pas les analyses qui sont sur tous les bons sites d'actualités et de politique.
2) On passe vite au premier ministre. Je rappelais son rôle classique dans le cadre de la Vème République. Mais sommes nous encore dans ce cadre? L'omniprésident s'accapare tous les faits divers, en fait un prétexte à fabriquer des lois toujours plus liberticides, antisociales, rétrogrades. La dernière en date est un projet de loi anti bandes, mais les exemples ne manquent pas dans tous les domaines : santé, éducation, justice, immigration bien sûr, je vous laisse compléter la liste.
Cette agitation législative (et constitutionnelle), associée à une connivence éhontée avc les grands groupe de presse et de télé/radio, font de lui le premier show biz man de France. Il est pour "l'opinion publique" le premier responsable de la politique aujourd'hui à l'oeuvre.
Plus aucun français n'ignore que François Fillon n'est que le laquais de l'Elysée, le scribouillard qui corrige les virgules des gesticulations sarkoziennes. Aucun français ne prendra aujourd'hui un changement de premier ministre pour un vrai changement de politique, mais comme une disgrâce supplémentaire parmi la liste, déjà longue, des courtisan(e)s évincé(e)s.
3) Sur le "pov'con, etc..." Si il a tant de succès, c'est qu'il montre clairement que le président a rompu avec la tradition de ses prédécesseurs, qui n'était pas tant de la retenue dans les actes et une certaine "grandiloquence" (avec du bon et du moins bon) mais une volonté de s'identifier à une nation, la représenter et dépasser les clivages de classe et les clivages politiques. On était certes souvent dans l'affichage, mais c'était le politiquement correct.
Ce politiquement correct - décrié par tout le monde- est donc fini. Mais pas pour être remplacé par un langage de vérité, même si on ne la partage pas, mais par un langage de mépris profond envers le "vulgus pecum".
Mépris envers les ouvriers de Gandrange, à qui ont promet un soutien, et qu'on laisse tomber rapidement.
Mépris envers les guadeloupéens, réunionnais, martiniquais, qui doivent se mobiliser plus de deux mois pour qu'enfin ils soient entendus, par un sous ministre adjoint, quand le président, non seulement ne va pas sur place - trop dangereux, sûrement- mais surtout n'a pas un mot pour eux, pas un mot pour le syndicaliste assassiné. Pourtant il aime les enterrements, notre président, il aime les hôpitaux, le moindre pépin en métropole, il est sur place dans les 24 heures.
Mépris face aux trois millions de français dans la rue jeudi dernier, plus que le 29 janvier. Il ne bouge pas d'un poil quand ils demandent seulement de quoi vivre décemment, de préserver le modèle français, qui nous protège encore un peu de la crise.
Mépris de ses électeurs, qu'on n'accablera pas, le mal est fait, mais qui voient bien aujourd'hui que la sécurité, c'est d'abord celle de l'emploi, de la retraite, et pas un flic dans chaque cage d'escalier.
A CES mépris, il faut opposer sa fascination pour le monde des affaires, des paillettes, le côté bling bling comme dit Gérad Filoche.
Pas touche au bouclier fiscal, ça ferait de la peine à Jean Réno, Gad El Maleh ou à Lagardère, pas de mesure contraignante contre les scandales des stocks options, des licenciements boursiers - comme chez Total pour ne prendre que le dernier -. Oh certes, comme Parizot, il grogne, dénonce, montre du doigt, mais quels moyens se donne-t-il?
Rappelons que le Sénat des Etats Unis, qui n'est pas encore devenu le pays des soviets, vient de voter une loi taxant de 90 % les dividendes abusifs. Et on ne pourrait pas le faire en France, en Europe?
Alors, pour au moins ces raisons, oui, je crois qu'il faut qu'on le dise, que ça devient même un devoir civique, Sarkozy doit démissionner.
ll ne représente plus aujourd'hui la majorité des français - ne parlons même pas du peuple-, il n'est plus aujourd'hui à la tête d'un gouvernement qui met en place telle ou telle politique, qu'on soit d'accord ou pas avec elle.
Il est aujourd'hui le super PDG d'une société anonyme appelée République Française, qu'il gère à la hussarde, dans le seul souci de préserver les intérêts financiers d'une caste de privilégiés.
Il est temps de réclamer sa démission, de faire monter ce discours, avant qu'une nouvelle nuit du 4 août n'abolisse les privilèges, et que les représentants du peuple ne créent une assemblée constituante. Cette issue peut être un péril majeur ou une chance pour les idées que nous défendons, selon que nous serons présents ou pas...
La coupe est pleine, pleine du mépris sans borne, et il nous revient à nous, membres d'un parti de gouvernement, d'en prendre la mesure, de répondre aux attentes urgentes de la population, et de proposer une sortie de crise (s) rapide.
Un seul moyen : reprendre les rènes, avc un VRAI programme de relance et de vraies propositions sociales.
Si nous ne jouons pas notre rôle, d'autres le feront, mais on risque alors, comme en 68, le retour de bâton sécuritaire.
Demandons la démission de Sarkozy, il n'est pas digne de représenter notre pays.
Mais ce n'est que mon avis, le débat est lancé.
Jean-Michel Labonne
21:22 Publié dans analyses & arguments | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, demission, ps, un monde d'avance
26.02.2009
Le congrès est fini? Ben justement...!!
On entend beaucoup en ce moment, dans notre fédération rénovatrice, la sentence suivante : " le Congrès est fini, alors les motions, on n'en parle plus"...avec quelques variantes : tous au boulot, tous unis, etc....
Alos oui, le congrès est fini, justement. Il en ressort que Un Monde d'Avance a réalisé 17 % des voix, que fort de ce résultat, la motion "C" a 10 représentants au conseil fédéral, 4 au bureau fédéral, est présente dans toutes les commissions statutaires.
Cette répartition, elle durera les trois ans qui séparent deux congrès, elle sera la ligne conductrice du parti pendant trois ans.
Au plan national, une alliance a été trouvée, les royalistes se préparent à rejoindre le secrétariat national.
Ailleurs, les royalistes, ou les "delanoéistes" sont en majorité, ce qui n'empêche pas les courants minoritaires d'exister, de faire entendre leur voix, tout en faisant bloc en public. C'est ça, le parti socialiste, un parti de débat où l'existence des courants est reconnue (non, je ne vais pas vous ressortir les statuts).
Alors oui, dans le débats internes, nous porterons toujours l'étiquette 'Un Monde d'Avance", nous fonctionnerons toujours selon un shéma collectif, qui fait notamment que tous ceux qui ont un mandat pour notre motion en rende compte et en discute entre eux. Ce qui fait aussi que nous faisons "remonter" au pôle national du courant des informations.
Alors non, nous n'approuverons pas toujours les propositions du secrétariat fédéral, non nous ne serons pas toujours aux ordres, parce que le débat se construit par la confrontations de points de vue différents.
Mais nous saurons respecter le vote majoritaire, nous saurons être présents dans les luttes lancées par la fédération et le parti. Mais surtout nous serons présents dans les luttes de la société civile, et relai de ces luttes au sein du parti.
Oui nous porterons toujours la voix plus à gauche du parti, oui nous militerons pour d'antres façons de militer, pour toujours plus de réactivité, de fermeté dans le combat contre la droite. oui, nous serons "activistes", parce que le contraire, c'est l'immobilisme.
Alors donc c'est sans déplaisir que nous actons que le congrès est terminé, que nous représentons 17 % des militants, et que cela nous donne droit à la parole.
Jean-Michel Labonne
Membre du bureau fédéral 71
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22.02.2009
Guadeloupe : la droite sécuritaire retrouve ses réflexes colonialistes
La gendarmerie en Guadeloupe, c'est ça...
Depuis mi décembre, un vaste mouvement de contestation s'est levé en Guadeloupe, pour protester contre la cherté du carburant, dans un premier temps. Ce mouvement s'est étendu à la défense du pouvoir d'achat, la revalorisation des salaires, etc...
Depuis le 20 janvier, la situation s'est durcie, regroupés au sein du LKP, l'ensemble des mouvements syndicaux et associatifs ont entamé un mouvement de grève générale, qui dure aujourd'hui depuis un mois.
Dès le début, le gouvernement Sarkozy a regardé ailleurs, n'a pas eu un seul geste envers les organisations syndicales, le collectif, le pouvoir est resté absent du débat.
Il aura fallu plus de 15 jours de grève générale et massive pour que le ministre de l'outre Mer se souvienne qu'il avait un ministère en charge, 15 jours de mépris pour les habitants de la Guadeloupe.
Dans un département qui compte 26 % de chômeurs ( avant la crise), qui est un des plus pauvres de France, où le passé colonial est encore très présent, où les inégalités sont maximales, ce que beaucoup redoutaient est survenu, un homme est mort.
Jacques Bino, militant de la CGTG est mort par balle. Nous condamnons cet acte, quel que soit son auteur.
S'il est coupable, il n'est toutefois pas seul responsable, L'État français, par son incompétence, son incapacité à créer le dialogue et la négociation, en comptant sur le pourrissement de la situation, a préparé le terrain.
Face à une colère sociale de plus en plus forte (plus de 100 000 manifestants), il a envoyé 4 escadrons de gendarmerie pour « rétablir l'ordre ».
On retrouve là les habitudes prises à Alger, Nouméa ou cette même Guadeloupe à différentes époques de notre histoire.
On envoie la gendarmerie contre les grévistes, on traite par le mépris des revendications plus que légitimes.
Oui, l'Etat français devra, au côté des assassins, rendre compte de la mort de Jacques Bino.
Il se flatte d'avoir satisfait 132 revendications sur 133, mais la principale, l'augmentation nette de 200 euros de tous les salaires, est écartée,
Cette revendication est la première de la liste.
Nous rendons messieurs Sarkozy et Fillon comptables de la situation du département de la Guadeloupe,
UMA 71 se déclare solidaire des grévistes et manifestants de Guadeloupe et demande avec eux un relèvement de tous les salaires de 200 euros nets.
09:12 Publié dans mobilisations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guadeloupe, pouvoir d'achat, lkp, ugtg
31.01.2009
Hamon goguenard, Lefebvre pitoyable
Enfin, le cynique porte parole de l'UMP, Lefebvre, se fait moucher, et bien. Porte parole de l'UMP contre porte parole du PS...à écouter et regarder, vidéos Libé / Europe 1. Un régal !
11:18 Publié dans presse, sur le web, vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hamon, prefet, saint lo, corse, un monde d'avance



